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Située entre les Pays de Brive et la Vallée de la Dordogne, la commune de Sérilhac est un territoire de plateaux qui a sans doute attiré très tôt les communautés humaines.

Le toponyme de « la Peyrelevade » atteste d'ailleurs la présence d'un monument mégalithique, malheureusement disparu. Mais Sérilhac apparaît pour la première fois dans l'histoire au IX e siècle, comme chef-lieu d'une vicairie civile ( Vicaria Seriacensis ), au même titre que Beynat, Brive ou Turenne. C'est également un chef-lieu de paroisse dépendant du prieuré Saint-Martin de Brive.
 
 
A l'ère féodale, Sérilhac relève de la vicomté de Turenne. En 1239, le vicomte Raymond IV donne au chevalier Bertrand de Monceaux le fief et le repaire de Sérilhac, qui passent ensuite aux Orhnac, puis aux Saint-Chamant. Pendant la guerre de Cent Ans, les seigneurs de Sérilhac, par leur fidélité à la duchesse d'Aquitaine, sont en constante opposition avec leurs suzerains de Turenne qui changent régulièrement de camp. Cette opposition resurgit pendant les guerres de religion puisque les vicomtes embrassent la réforme tandis que les seigneurs de Sérilhac et du Pescher restent catholiques.
 
Après deux siècles relativement calmes, Sérilhac connaît quelques troubles pendant la révolution (prêtres insermentés, jeunes hommes désertant les armées républicaines, démantèlement des deux châteaux de Sérilhac et du Pescher, etc...). Au cours du XIX e siècle, la commune voit sa superficie largement réduite : elle est en effet démembrée par deux fois, d'abord par la création de la commune de Lagleygeolle en 1869, puis par celle du Pescher en 1897. Restée à l'écart du développement économique, la commune de Sérilhac a cependant su enrayer le mouvement d'exode rural en permettant le maintient de nombreuses exploitations agricoles. L'autre atout de la commune est constitué par de nombreux éléments d'un patrimoine rural qu'elle s'attache depuis plusieurs années à restaurer et valoriser.